Petites structures
Site vitrine ou page Facebook : lequel pour un commerce ?
La page Facebook parle à ceux qui vous suivent déjà. Le site vitrine sert à l’inconnu qui compare : horaires, zone, prestations, photos.

Une cliente voit passer dans son fil la photo de votre vitrine, partagée par une amie. Elle a envie de venir, mais avant de se déplacer elle voudrait savoir si vous êtes ouvert le jeudi soir, ou si vous allez jusqu’à sa commune, et votre page Facebook ne lui montre que des posts, dont aucun ne répond à sa question. C’est exactement le moment où un site vitrine sert à quelque chose.
La Page et le site ne s’adressent pas vraiment aux mêmes personnes. Le fil touche surtout ceux qui vous suivent déjà et connaissent votre nom, alors que le site sert à l’inconnu qui vous compare à un concurrent et veut lire en un coup d’œil ce que vous faites, quand, et où.
Ce que la Page fait bien
Facebook permet de créer gratuitement une Page pour une activité, avec le nom, la catégorie, l’adresse, le téléphone, les horaires, des photos, les recommandations de vos clients et un bouton vers votre site si vous en avez un. Un artisan sans local peut en ouvrir une aussi, en indiquant sa zone d’intervention à la place d’une adresse de magasin.
Elle est surtout précieuse pour la vie de tous les jours avec les habitués. Une boulangerie y annonce le pain spécial du week-end, un salon prévient d’une fermeture exceptionnelle, un artisan montre la cuisine qu’il vient de terminer, et les gens qui vous suivent le voient passer sans avoir à vous chercher. Pour entretenir le lien avec une clientèle qui vous connaît déjà, difficile de faire plus simple.
Cette Page reste entièrement la vôtre. Hastun ne la crée pas, n’y publie rien et ne répond pas aux messages à votre place, et le seul lien entre elle et le site sera le bouton « site web », à remplir une fois la page en ligne.
Pourquoi un inconnu n’y trouve pas sa réponse
Le fil fonctionne bien pour ce qui change, beaucoup moins pour ce qui doit rester. Un post publié il y a trois semaines est déjà loin sous les suivants, si bien que la personne qui arrive par le lien d’un voisin tombe sur votre dernière photo, et pas sur l’annonce de vos horaires d’été ni sur la liste de vos prestations. Au-delà de vos abonnés, c’est en plus Facebook qui décide qui voit vos publications, et vous n’avez aucun moyen de faire en sorte qu’un inconnu qui compare deux commerces tombe sur la bonne.
La Page laisse aussi peu de place au détail. Vous ne pouvez pas y ouvrir une page par soin, y lister toutes les communes que vous couvrez ou préciser ce que vous ne faites pas, alors que c’est précisément ce que cherche quelqu’un qui hésite. Une maison d’hôtes a besoin de présenter ses chambres, un cabinet ses soins, un artisan ses types de chantier, et tout ça finit mélangé dans la même colonne de posts.
Vient ensuite la question de la connexion. Facebook demande souvent un compte pour faire défiler la suite d’une Page, et une personne qui n’en a pas, ou qui n’a pas envie d’en créer un pour consulter un menu, abandonne à cette étape. Un site s’ouvre directement, avec le téléphone en haut de l’écran.
Instagram pose le même problème sous une autre forme. Il montre très bien l’ambiance d’un lieu, mais vos horaires et votre téléphone doivent tenir dans quelques lignes de bio, sans place pour dire quels jours vous travaillez, quelles prestations vous proposez et jusqu’où vous vous déplacez.
Pensez à un salon de coiffure dont le dernier post montre une jolie coupe. Quelqu’un qui cherche une coloration pour un samedi matin n’apprendra en le regardant ni si le salon en fait, ni s’il ouvre le samedi, ni s’il faut réserver, et s’il trouve ces trois réponses sur le site d’un autre salon, c’est cet autre salon qu’il appellera.
Les cas où la Page suffit
Une Page seule peut suffire si vous travaillez surtout avec des habitués, si le bouche-à-oreille remplit déjà votre agenda, ou si vous dépendez d’un seul donneur d’ordre. Dans ces cas-là, payer un site pour être présent en ligne ne se justifie pas vraiment, à condition que les horaires affichés soient justes et que vos clients vous cherchent par votre nom plutôt que par votre métier et votre ville.
Elle devient insuffisante quand des inconnus commencent à vous comparer à d’autres. Ils ouvrent deux Pages, n’y trouvent que des posts, et cherchent ailleurs un endroit où le métier, la zone et les limites sont écrits clairement, souvent sans revenir vers vous.
Pour la plupart des commerces de proximité, le site arrive d’ailleurs après une fiche Google à jour, qui vous place sur la carte. Avec un budget serré, commencez par la fiche et la Page, puisque vos habitués peuvent déjà vous écrire et voir si vous êtes ouvert. Le site viendra ensuite pour ceux qui ne vous connaissent pas, sans leur demander de se connecter à quoi que ce soit.
Faire tenir la Page et le site ensemble
Une fois le site en ligne, le plus important est que la Page et le site disent la même chose. Si l’une annonce une fermeture à 19 h et l’autre à 18 h, ou si le numéro de la rubrique À propos n’est pas celui du site, une partie des gens ne cherchera pas à savoir qui a raison et ira vers un commerce dont les informations ne bougent pas d’un écran à l’autre. La zone obéit à la même logique : si le site cite trois communes et la Page une seule ville, l’habitant de la troisième commune risque de croire que vous ne venez pas chez lui.
Les messages Facebook méritent aussi une phrase sur le site. Le fil donne l’impression que vous êtes joignable en permanence, si bien qu’une personne qui vous écrit à 22 h peut s’attendre à une réponse dans la soirée. Si vous ne répondez qu’au téléphone, entre 9 h et 18 h par exemple, écrivez-le clairement, pour éviter qu’un client se vexe de votre silence alors qu’il aurait simplement appelé dans la journée.
Le bouton « site web » de la Page fait ensuite le pont entre les deux : ceux qui veulent le menu, la liste des communes ou plus de photos quittent le fil pour arriver sur votre site, et vous ne les perdez pas en route.
De notre côté, on reprend sur le site le nom, le téléphone et les horaires que vous affichez déjà, sans toucher à vos publications. Quand un horaire change, vous le corrigez sur Facebook, puis vous nous demandez la même modification pour le site dans le cadre des cinq heures mensuelles, détaillées dans combien coûte un site vitrine.
Garder la Page pour les habitués
La Page reste le bon endroit pour parler aux gens qui vous suivent déjà. Le site, lui, sert à la personne qui a vu passer une photo et qui veut encore savoir si vous êtes ouvert jeudi ou si vous venez jusqu’à chez elle, bien après que le post du matin a disparu du fil.
Aucun forfait sérieux ne vous vendra des abonnés. Ce qui compte pour quelqu’un qui compare, c’est une Page aux horaires justes et un site qui continue de dire votre métier, votre zone et votre travail quand le fil est passé à autre chose.
Questions fréquentes
Une page Facebook suffit-elle pour un commerce ?
Elle suffit tant que vos clients vous connaissent déjà et que le bouche-à-oreille remplit l’agenda. Dès qu’un inconnu vous compare à d’autres, il cherche votre métier, votre zone et des photos qu’il peut retrouver sans faire défiler un fil, et c’est là qu’un site devient utile.
Faut-il un site en plus d’Instagram ?
Souvent, dès que des inconnus vous comparent. Instagram montre bien l’ambiance, mais les horaires et le téléphone doivent tenir dans quelques lignes de bio. Le site peut détailler les prestations et la zone, avec un numéro cliquable, sans demander de compte pour être lu.
Où indiquer le site sur la page Facebook ?
Dans le bouton « site web » de la Page, une fois le site en ligne. Les gens qui cherchent le menu, la zone ou plus de photos quittent alors le fil pour arriver directement sur votre site.
Hastun gère-t-il ma page Facebook ?
Non, la Page reste la vôtre : Hastun ne la crée pas, n’y publie rien et ne répond pas aux messages. On aligne le site sur le nom, le téléphone et les horaires que vous y affichez, et les cinq heures du mois servent à le mettre à jour quand quelque chose change.
Les avis Facebook remplacent-ils les avis Google ?
Les deux vivent séparément. Les recommandations Facebook restent sur la Page, visibles surtout par ceux qui vous suivent, et les avis Google restent sur la fiche, à côté de Maps. Hastun ne déplace ni les uns ni les autres : le site montre votre travail, et chaque note reste là où elle a été laissée.
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